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Le titre retenu par Mediapart n'est pas conforme au contenu

90% de l'interview parle du réchauffement climatique et de certaines de ses conséquences (sur les enfants entre autres), pas du RN.

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Et vous, est-ce que vous avez installé la clim ou est-ce que vous prévoyez de l'installer ?

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Les scientifiques affirment qu'un nouveau "point de bascule" pourrait être sur le point d'être franchi.

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Le Haut Conseil pour le climat exhorte le gouvernement à accélérer son action climatique

Dans son nouveau rapport annuel, la vigie française du climat salue l’accélération de la baisse des émissions du pays. Toutefois, elle alerte sur les impacts du chaos climatique qui croissent plus vite que les moyens mis en œuvre par le gouvernement pour s’y adapter.

Mickaël Correia, 20 juin 2024 à 06h59

C’est la vigie française de l’action publique en matière climatique. Le Haut Conseil pour le climat (HCC), organisme indépendant placé auprès des services du premier ministre, a publié jeudi 20 juin son sixième rapport annuel.

L’étude, intitulée « Tenir le cap de la décarbonation, protéger la population », était attendue, après une année 2023 qui a été la plus chaude jamais enregistrée sur Terre, et après que le gouvernement a, en février, amputé de 2,2 milliards d’euros le budget dédié à l’écologie.

Lors de la présentation du rapport, la climatologue et présidente du HCC Corinne Le Quéré a tout d’abord souligné qu’« au cours de la dernière décennie, la France a fait l’expérience de l’aggravation des impacts du changement climatique », avant de rappeler que « plusieurs limites ont été atteintes localement en France, notamment en termes d’accès à la ressource en eau ».

Le rapport du HCC indique en effet que « certains territoires français, notamment ceux qui ont été fréquemment inondés, ont déjà atteint les limites de leurs capacités d’adaptation au changement climatique » et que les inégalités d’exposition face au dérèglement du climat « risquent de s’aggraver », notamment pour les enfants, les ménages et les entreprises. Et le HCC de prévenir : « L’exposition accrue de la population, des écosystèmes, des infrastructures et des activités économiques [aux] conséquences [du réchauffement] présente des risques majeurs pour la société. »

L’adaptation au changement climatique est en train de s’institutionnaliser et de se pérenniser, estime le HCC, mais « un changement d’échelle est essentiel » car la surchauffe de la planète s’intensifiant rapidement, les moyens mis en œuvre par l’État pour en limiter les impacts demeurent trop lents. « Le décalage se creuse entre les mesures prises et les besoins d’adaptation », a résumé Sophie Dubuisson-Quellier, directrice de recherche CNRS et membre du HCC.

Des baisses d’émissions encourageantes

Côté rythme de décarbonation de la France, et alors que l’Europe se réchauffe deux fois plus vite que le reste du globe, les émissions brutes de gaz à effet de serre du pays ont baissé de 5,8 % par rapport à 2022. Le HCC précise que, pour la première fois et hors crise covid, le rythme de baisse de nos émissions est cohérent avec une trajectoire de décarbonation pour atteindre nos objectifs climatiques en 2030.

Un tiers de cette baisse entre 2022 et 2023 est dû à des facteurs conjoncturels, en particulier avec « le retour à la normale de la production électrique, après l’arrêt de plusieurs centrales nucléaires et le manque d’eau dans les barrages en 2022 », détaille le rapport.

Toutefois, malgré ces résultats encourageants, l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone d’ici à 2050 reste lointaine.

Le rythme de réduction des émissions du secteur des transports doit tripler à l’horizon 2030 – et ce, alors que le président Emmanuel Macron a, en septembre 2023, affirmé à la télévision « adorer la bagnole ».

Par ailleurs, le HCC pointe aussi l’urgence à préserver les puits de carbone naturels, c’est-à-dire les écosystèmes qui absorbent une partie du CO2 émis dans l’atmosphère. Ces derniers sont de plus en plus fragilisés par les impacts des dérèglements climatiques comme les mégafeux ou les sécheresses.

Membre du HCC, Jean-François Soussana, directeur de recherche et vice-président de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), chargé de la politique internationale, a alerté lors de la divulgation du rapport : « Il n’y pas encore de politique publique ambitieuse en matière de stockage du carbone par les forêts et dans les sols cultivés, notamment les prairies. »

Un calendrier législatif qui prend du retard

Enfin, le HCC s’est surtout alarmé des dispositions législatives climatiques qui prennent du retard. « Ni la loi de programmation énergie et climat, ni la Stratégie française énergie et climat, ni la 3e Stratégie nationale bas carbone (SNBC), ni le 3e Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), ni la 3e Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) n’ont été formellement adoptés, en dépit des obligations législatives », mentionne le rapport.

Face à ce calendrier législatif climatique repoussé, Corinne Le Quéré a été jusqu’à écrire le 2 avril une missive au premier ministre, Gabriel Attal, se préoccupant « du risque de recul de l’ambition de la politique climatique » du pays.

« Nous avons un gros problème de retard sur la publication de la Programmation pluriannuelle de l’énergie : pour l’instant nous n’avons pas de visibilité sur le déploiement des énergies décarbonées après 2028, s’est inquiétée la présidente du HCC. Le développement du nouveau nucléaire est long et incertain, et nous avons besoin à court terme d’énergie décarbonée, ce que permet le déploiement des énergies renouvelables. »

La publication de ce sixième rapport annuel marque la fin de la première mandature du HCC, qui s’achèvera officiellement le 24 juin (avant la nomination, par décret, des membres de l’organisme et d’un nouveau président) et ce dans un contexte politique marqué par la dissolution de l’Assemblée nationale. En effet, le Secrétariat général à la planification écologique (SGPE), conseil d’expert·es directement rattaché au premier ministre qui pilote la transition écologique du pays, semble actuellement en suspens alors que les documents-cadres climatiques comme la SNBC, la PPE ou le PNACC sont techniquement prêts, n’attendant plus qu’un feu vert politique.

Des circonstances politiques que n’a pas voulu commenter le HCC, à l’instar de Sophie Dubuisson-Quellier qui a déclaré en conférence de presse : « Tout gouvernement sera de toute façon confronté aux impacts du changement climatique. »

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« Une des raisons du déclin de l’écologie politique est, à l’évidence, la criminalisation du mouvement environnementaliste »

Les actions de l’Etat contribuent à relativiser auprès de l’opinion la légitimité de la cause environnementale, analyse Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », dans sa chronique.« Une des raisons du déclin de l’écologie politique est, à l’évidence, la criminalisation du mouvement environnementaliste »

C’est un paradoxe qui passionnera sûrement, un jour, les politistes et les historiens. Pourquoi, alors qu’à peu près tout ce que le mouvement écologiste annonce depuis un demi-siècle est en train d’advenir, l’écologie politique est-elle à ce point en déclin ? En France, il est de bon ton de moquer l’incapacité des Verts à convaincre, mais force est de constater que c’est en réalité toute la thématique environnementale qui a presque disparu de la conversation publique en vue des élections européennes du 9 juin.

Plusieurs facteurs conjoncturels expliquent cet effondrement : le retour de la guerre et l’exigence renouvelée de puissance des Etats, l’inflation, la capture de certains grands médias et leur mise au service d’intérêts idéologiques et-ou industriels, etc.

Une autre cause, plus profonde, est aussi, à l’évidence, la criminalisation du mouvement environnementaliste. Michel Forst, le rapporteur spécial des Nations unies (ONU) sur les défenseurs de l’environnement, s’en est ému à plusieurs reprises au cours des derniers mois. Toute l’Europe est touchée, mais, dans un entretien accordé début juin à Reporterre, M. Forst estime que, en termes de gestion policière des actions écologistes, la France fait figure d’exception – le Royaume-Uni se distinguant par l’extravagante sévérité de sa réponse judiciaire. « La France est le pire pays d’Europe concernant la répression policière des militants environnementaux, dit le rapporteur spécial de l’ONU. La violence des forces de l’ordre est hors catégorie. Leurs homologues à l’étranger ne comprennent pas la manière dont les Français répondent aux manifestations, ne comprennent pas qu’on puisse user d’une telle violence. »

Un pouvoir normatif

Ces mots ne sont pas ceux d’un dangereux zadiste ou d’un opposant politique. Personnalité d’une grande pondération, Michel Forst a été nommé à son poste en 2022, au terme d’un consensus des 158 Etats-parties à la convention d’Aarhus (Danemark) – signée en 1998 et entrée en vigueur en 2001, elle prévoit trois droits en matière d’environnement pour les citoyens et les associations : l’accès à l’information, la participation au processus décisionnel et l’accès à la justice.Un pouvoir normatif. Ces mots ne sont pas ceux d’un dangereux zadiste ou d’un opposant politique. Personnalité d’une grande pondération, Michel Forst a été nommé à son poste en 2022, au terme d’un consensus des 158 Etats-parties à la convention d’Aarhus (Danemark) – signée en 1998 et entrée en vigueur en 2001, elle prévoit trois droits en matière d’environnement pour les citoyens et les associations : l’accès à l’information, la participation au processus décisionnel et l’accès à la justice.

Les formes de répression qu'il dénonce sont non seulement une menace pour la démocratie elle-même, comme il le dit en substance, mais elles ont aussi à n'en pas douter un effet politique. De fait, les actions de l'Etat ont sur l'esprit de ses administrés un pouvoir normatif, et la spectaculaire brutalité du traitement réservé aux militants écologistes agit comme une remise en cause « officielle » de la légitimité de leur cause, une relativisation de la gravité des questions qu'ils soulèvent.

Les exemples ne manquent pas. Le 24 mai, l'action de protestation menée par Extinction Rebellion et Greenpeace devant le siège d'Amundi (une société de gestion qui est l'un des principaux actionnaires de TotalEnergies), à Paris, s'est soldée, selon une note interne des services de la Préfecture de police que Le Monde a pu consulter, par 220 interpellations dont 215 gardes à vue. Parmi elles, seules cinq personnes ont finalement fait l'objet de poursuites.

Sans occulter la réalité des troubles et des dégâts provoqués par certains militants, sans ignorer non plus les gestes de violence gratuite commis par les forces de l'ordre à leur endroit, quel sens donner à un tel fiasco policier ? Interpellations de masse, gardes à vue abusives ou interdiction de manifester ne sont pas seulement des instruments d'intimidation, ils sont autant de signaux adressés au corps social. L'écologie ? Une affaire de dangereux délinquants.

Ce stigmate, les militants d'extrême droite, ou ceux de l'agriculture productiviste, y échappent largement. On s'en souvient : le 30 janvier, au moment même où le premier ministre Gabriel Attal prononçait son discours de politique générale assorti d'un martial « Tu casses ? Tu répares ! Tu salis ? Tu nettoies ! » (adressé à la jeunesse), les forces de l'ordre ouvraient poliment le passage aux engins agricoles un peu partout en France, afin que ceux-ci puissent procéder au déversement de dizaines de tonnes de lisier et de déchets sur les bâtiments de l'Etat – avec des perspectives limitées de réparation ou de nettoyage.

Aucun communiqué

Ces asymétries, dont il faut reconnaître qu'elles confinent parfois à l'absurde, sont légion. La journée du 1er juin en offre un remarquable précipité. Ce jour-là, à moins d'une semaine des commémorations du Débarquement, la préfète du Morbihan annonce avoir porté plainte contre Les Soulèvements de la Terre, pour des « dégradations » commises sur le monument aux anciens combattants de Sérent (Morbihan). Curieusement, son communiqué n'apporte aucun détail sur ces « dégradations ». Il faut se reporter aux images de revendication de l'action pour constater que celles-ci consistent essentiellement en un collage aux dimensions de deux rangées de feuilles A4, non sur le monument lui-même, mais sur son parvis, formant la phrase : « Le vivant en résistance. »

S'agit-il, comme s'en indigne la préfecture dans son communiqué – aussitôt répercuté par la secrétaire d'Etat aux anciens combattants –, d'un « acte de vandalisme qui porte atteinte à la mémoire des combattants tombés pour défendre notre pays » ? Peut-être, après tout.

Mais le même jour et dans la même région, à Rosporden (Finistère), France Bleu Breizh Izel rapporte qu'un ancien candidat du Rassemblement national se lève au cours d'une réunion publique pour faire le salut nazi, prononçant distinctement « Heil, Hitler ! »Rien, manifestement, qui salisse la mémoire des soldats du 6 juin 1944 : aucun communiqué de la préfecture du Finistère sur une éventuelle plainte – elle sera déposée par la Ligue des droits de l'homme –, aucune déclaration ou émotion particulière du côté du gouvernement.

En miroir de la criminalisation des mouvements écologistes se construit ainsi la banalisation des postures et des mots de l'extrême droite la plus radicale, ratifiée par les silences du gouvernement et des services de l'Etat.

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Que sait-on des impacts environnementaux de la vidéo en ligne ? L’exemple de Netflix

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Un collectif d’agents du service public dénonce, dans une tribune au « Monde », les « hésitations gouvernementales » en matière environnementale. « Elles entraînent des réactions négatives, parfois violentes, contre les agents publics, mettant en évidence le besoin urgent de protection et de soutien par l’État », alertent-ils.

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Hugo Rochard, https://doi.org/10.4000/developpementdurable.23444

Les projets de micro-forêts se multiplient en ville comme un nouvel emblème d’aménagement écologique des milieux artificialisés. Cette forme émergente de renaturation s’accompagne d’un nouveau récit public qui investit le registre des solutions fondées sur la nature et celui de la participation citoyenne. À Paris, une première proposition de micro-forêt a été portée et mise en œuvre par un collectif citoyen avec l’appui technique et financier de la municipalité. À partir de cette étude de cas, l’article interroge l’émergence d’un nouveau modèle de gouvernance, celui d’une coproduction, en identifiant les succès et les défis de la matérialisation du projet de plantation sur plusieurs sites pilotes. L’analyse montre comment un nouveau récit d’action publique écologique se construit à partir d’une expérimentation citoyenne, tout en occultant les difficultés rencontrées localement par une initiative qui fait face à la complexité territoriale d’un milieu urbain fortement dégradé.

  1. De l’engouement public pour les micro-forêts urbaines à leur gouvernance

1.1. La constitution d’un nouveau récit d’action publique

1.2. Interroger la gouvernance d’une solution fondée sur la nature

1.3. Question de recherche

  1. Étude de cas d’un projet citoyen de micro-forêts à Paris : une coproduction ?

2.1. Matériel et méthodes d’analyse

2.2. Une solution fondée sur la nature et sur un collectif de citoyens

2.3. Expérimenter collectivement la méthode Miyawaki : une éthique d’action environnementale et citoyenne

2.4. Une gouvernance collaborative entre apprentissages et négociations entre acteurs techniques et citoyens

  1. Discussion

3.1. Un partenariat et des non-dits : les chocs temporels d’une coproduction

3.2. Les défis de l’opérationnalisation : illustration à partir d’un site afforesté Conclusion

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Réchauffement climatique: des dommages économiques au moins six fois plus importants que les estimations passées

@environnement
https://www.rfi.fr/fr/environnement/20240522-r%C3%A9chauffement-climatique-des-dommages-%C3%A9conomiques-au-moins-six-fois-plus-importants-que-les-estimations-pass%C3%A9es

les dégâts économiques causés par le réchauffement climatique seront bien supérieurs aux budgets à investir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

#RFI #Écologie #Économie #ChangementClimatique

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L’activité humaine a intensifié la gravité des feux de forêt de 2019 en Australie

@environnement
https://www.larecherche.fr/climat/l%E2%80%99activit%C3%A9-humaine-a-intensifi%C3%A9-la-gravit%C3%A9-des-feux-de-for%C3%AAt-de-2019-en-australie

Le réchauffement climatique d’origine humaine a contribué à l’intensification d’une sécheresse extrême en Australie, menant aux feux de forêts dévastateurs de l’été noir de 2019-2020. Une responsabilité à assumer, révélée grâce à des modèles fondés sur des données météorologiques.

#Australie #RéchauffementClimatique #Feux #Incendie

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Environnement

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Parler de l'environnement en français: changement climatique, empreinte carbone, extinction de masse, etc.

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